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Le mal du pays ça peut vous détruire un homme. Parfois, pourtant, ça le rend meilleur.

par Mélanaï 12 Juillet 2012, 11:30 Une belle lisse poire au quotidien

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Je suis rentrée. Et je pensais pas que j'aurai le mal du pays dans l'autre sens.

 

C'est vrai quoi, en partant là-bas je m'étais dit "Bon quatre mois ça suffira largement. Quatre mois sans mon chien et mes yaourts au lait de chèvre, ça va déjà être horrible !"... J'étais convaincue que ma vie entière se passerait dans mes collines varoises, parce que jusqu'à présent, je n'étais jamais tombée amoureuse de mes lieux d'habitation.

 

Aix-en-Provence. Montpellier. Des lieux de passage, tout se passait car je savais que c'était provisoire. Des lieux où il me manquait toujours quelque chose. Au point de ne jamais chercher de stage par là-bas par risque de décrocher un poste à son issue ou de m'attacher avec un m'sieur, et de me retrouver enchaînée là-bas alors que ça ne me plaisait pas du tout.

 

Mais arrivée là-bas, après les premières semaines d'adaptation, où ton cerveau compare tout et forcément trouve toujours que c'était mieux avant (Le prix de l'essence, le quinoa, les gens qui conduisent mal, le bio, l'indépendance, la musique, ton chien, la conception patrimoniale), j'me suis rendue compte que j'aimais ce que je voyais tous les matins en me levant, j'aimais les paysages que je parcourais pour aller travailler, j'aimais les montagnes pistoieses, j'aimais les gens avec qui je travaillais et avec qui je partageais la même conception du travail. Que finalement, ce qui manquait par rapport à la France était compensé par d'autres avantages.

 

Peu à peu, mon mal du pays s'est transformé. Mon pays, ma famille, mes amis me manquait toujours, mais ce n'était plus douloureux. J'avais trouvé un nouvel équilibre, complet. J'ai fait des rencontres de coeur à coeur quand la langue nous séparait.

 

J'ai exploré, découvert, expérimenté, partagé. J'ai même osé aimer. Et je me suis trouvée.

 

Et maintenant je ne suis plus si sûre de "ma vie entière dans mes collines". J'aurais bien envie de connaître mon deuxième pays un peu plus. Mais ne vaut-il mieux rester sur cette brève et belle expérience au lieu de prendre le risque de gratter un peu et découvrir les défauts de fabrication ?

 

Peu à peu mon mal du pays s'estompe, à J+13 j'y repense avec joie et sérénité. Même si finalement j'me dis que j'aurai joué à fond mon rôle de Perséphone.

 

Entre mes deux régions mon coeur balance. J'aurais besoin des deux pour être entière.

 

Je tourne et je retourne la situation dans tous les sens, je n'y trouve pas LA solution. Alors à partir d'aujourd'hui je me laisse glisser et je verrai où la marée me déposera. Elle m'a toujours emmenée là où j'avais besoin d'être.

 

Pix : ma belle et merveilleuse Saturnana, vue de ma fenêtre

commentaires

Amandine 16/07/2012 01:50

Salut viens voir mon blog et donne moi ton avis stp :D ! Merci ! Bisouuuuuuuuu !

Quichottine 15/07/2012 22:54

Il faut trouver ta place.
Je suis contente que tu avances dans ta vraie vie.

Douce soirée, Mélanaï.

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