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La rouille aurait un charme fou si elle ne s'attaquait qu'aux grilles [M. Le Forestier]

par Mélanaï 29 Octobre 2010, 17:09 Peinturlurage d'instants pris au gré du vent

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Oui Montpellier c'est joli, c'est fonctionnel, y'a quand même des arbres et le climat n'est pas salaud. Mais y'a toujours un truc qui vient te boucher la vue. Une résidence, un immeuble, un bâtiment de la fac. Où que tu sois, l'horizon n'existe pas, à moins de se poster place du Peyrou et encore. De ce point de vue, l'horizon est parsemé de constructions.

 

Ca me donne l'impression de vivre entre quatre murs, même en dehors de mon appartement. J'aime pas la ville. Les citadins de souche ne comprennent pas toujours ma réaction "Le temps est chouette et puis c'est pas vilain comme ville quand même"....

 

Mais moi j'étouffe si mon regard ne peut pas se noyer dans l'infini. Mon esprit ne peut s'adonner à ses rêveries habituelles dans un environnement qui n'a plus grand chose de naturel. Je veux pouvoir observer la procession des fourmis pendant une heure. Je veux guetter l'écureuil qui sort de sa cachette et saisir furtivement sa fourrure enflammée. Je veux pouvoir faire du vélo sur une route communale pommée sans manquer de me faire écraser par un bus en excès de vitesse. Je veux pouvoir dire bonjour aux gens que je croise dans la rue parce que dans un village tout le monde se dit bonjour.

 

Hier sur la route départementale en rentrant à la maison je suis retombée amoureuse de chez moi. J'avais oublié combien j'aimais ces champs de vignes à perte de vue qui se couvrent de rouille l'automne venu.

 

Sauter à pieds joints dans un tapis de feuilles mortes et manger des châtaignes.

 

Ne pas laisser la rouille s'installer sur les relations qui en valent la peine. Et foutre à la poubelle ceux qui gâchent mon horizon.

 

En un clin d'oeil, tout est redevenu possible.

commentaires

Pascale la tricotineuse 31/10/2010 01:46


coucou !! j'ai bien aimé ton texte, je crois qu'on a toujours une envie de retour à ses racines, à son paysage familier, je suis une citadine de souche, j'aime ces rangs de vigne à perte de vue
chez moi depuis près de trente ans, et pourtant je revis lorsque je retourne dans une grande ville, je respire les odeurs du métro parisien avec la béatitude d'une enfant dans une chocolaterie, je
crois que nos racines ne doivent pas rouiller qu'on soit rat des champs ou rat des villes, le trop est l'ennemi du bien être ! c'est juste mon petit avis de rêveuse mi ville mi raisin bonne nuit
étoilée


Mélanaï 31/10/2010 10:37



Tu as probablement raison, au fond on s'attache à ses racines, quel que soit le type de sol dans lequel elles s'étendent... merci pour ce partage du point de vue rat des villes :-) Très belle
journée à toi !



Quichottine 30/10/2010 13:31


Je suis d'accord avec toi... je vis en ville, pourtant, et parfois, la campagne me manque.

J'ai de la chance, il y a des arbres, des espaces réservés encore pour un moment à la verdure.

Mais... mais il y a bien longtemps que je n'ai pas vu fuir un écureuil, que j'évite de m'adresser aux inconnus.

C'est idiot...

En te lisant, j'ai hoché la tête... et j'ai finalement souri.

Chez toi, c'est partout où tu te sens bien.

Garde cette envie de sourire à la vie, à la vraie vie.
Je t'embrasse. Passe une belle journée.


Mélanaï 31/10/2010 10:32



Tu as raison, on est chez soi quand on s'y sent bien. Moi pour ça j'ai besoin de plonger dans l'infini. Mon ancien appartement était parfait et me manque beaucoup. J'avais une vue imprenable sur
l'immense jardin magnifique de mes propriétaires. Mais ne dit-on pas qu'il faut s'éloigner pour mieux se retrouver ? Peut-être que je ne voyais plus tout ce que j'avais.


On oublie notre nature sociable. En ville, si quelqu'un se met à vous parler, il passe pour un fou ou un pervers. Pourtant, nous sommes d'abord sur Terre pour échanger.


 


Belle journée à toi aussi :)



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